H21 – Une expérimentation d’agriculture urbaine

Production de safran

 » L’unité de production »  serait le « big-bag » sac de chantier d’un mètre cube.
Un sac un arbre : on peut de façon certaine satisfaire les besoins d’un arbre fruitier.

Projet de Philippe Pornet : 

Le concept est pour l’essentiel expérimental actuellement avec quelques réalisations concrètes à l’étranger.
Le mot agriculture fait référence à la volonté de production.
Urbain associé à agriculture situe le lieu de la pratique et indique de prime abord la gageure que cela constitue.
La capacité de production ne se veut pas anecdotique ni dans son volume, ni dans sa valeur et utilité.
La destination de la production n’est pas commerciale en première approche mais vise à être consommée par les habitants
Elle doit mettre en œuvre des techniques spécifiques pour s’adapter aux ressources locales. Avec l’idée de minimiser les intrants non renouvelables (ce qui concours à contrecarrer les carences en ressources par recours à des produits de mines et de processus énergivores) on ne peut espérer une production de masse.
Les ressources limitantes sont l’espace en premier lieu, puis l’eau, le substrat, et enfin la lumière.

De cela découle les productions possibles.

La production de miel est adaptée en zone urbaine riche.
L’investissement pour le végétal est tout à fait considérable aujourd’hui en Ville. un potentiel encore sous exploité pour les abeilles à ce jour. La ressource est même plus riche qu’en certain milieu non urbain. L’effet des saisons (en particulier entre printemps été et automne) est minimisé par les techniques jardinières dont une part de l’objectif est la production de fleurs (arrosage, renouvellement des plantes à fleurs, diversité floristique).
Le rayon d’action des abeilles est d’environ 3 km. L’espace dédié à la production est minimal, c’est la ruche.
Les contraintes sont réduites : pourtour de sécurité de quelques mètres seulement.
La technique d’extraction du miel est simple : elle nécessite un petit local et du petit matériel.
Avec une dizaine de ruches on peut satisfaire les besoins en miel d’une trentaine de famille.
L’investissement n’est pas considérable au regard du prix du miel qui a fortement augmenté ces dernières années (chute de production nationale).

Les plantes condimentaires :
On pense aux aromatiques. Elles ont pour caractéristique d’être utilisées en faibles quantités (quelques grammes dans les préparations culinaires) d’être très onéreuses relativement à leur masse (6 € à plus de 15 € le kg).
Certaines de ces plantes sont des xérophytes qui demandent peu d’eau pour croître.
Certaines sont arbustives ou vivaces : Thym, persil, laurier sauge, ciboulette, coriandre, ail, romarin et basilic
Production de safran (Le safran fut anciennement produit non loin de Paris et sa culture est relancée en France)…

Multiplication de semences rares anciennes le milieu urbain serait adapté à ce type de production pour des paysans dans un système mutualiste non marchand

Production de fruits généralement coûteux : framboises, abricots, cerises
L’unité de production serait le « big-bag » sac de chantier d’un mètre cube.
Un tel sac peut assurément suffire aux besoins d’un arbre fruitier
Avec cette technique l’implantation, est ultra simple même le déplacement. On peut investir facilement une terrasse ou un espace macadamisé. Reste l’esthétique pour laquelle une solution peut être trouvée.

On peut également envisager la production de champignons dans un endroit clos comme dans les champignonnières de Bagneux
Le substrat, un point délicat, peut être coûteux. Mais les ressources existent dans le compostage… La technique est accessible à tous avec encadrement

Le jardin serait partagé selon un mode nouveau par attribution de tâche sur la surface mise sous la responsabilité de l’acteur-jardinier qui développera son savoir- faire.